RÉVOLUTION ZENDJ UN FILM DE TARIQ TEGUIA
SORTIE NATIONALE FRANÇAISE LE 11 MARS 2015

synopsis

    Ibn Battutâ, la trentaine d’années, est journaliste dans un quotidien algérien. Un banal reportage sur des affrontements communautaires dans le Sud algérien le conduit imperceptiblement sur les traces de révoltes oubliées du 8e au 9e siècle sous le Califat abbaside en Irak. Pour les besoins de son investigation, mais au prétexte d’enquêter pour le compte de son journal sur l’état de la « Nation arabe », IB se rend dans un premier temps à Beyrouth, ville qui incarna durant plusieurs décennies toutes les luttes et les espoirs du Monde arabe.
    Ailleurs sur la carte, Nahla, une jeune palestinienne dont la famille est réfugiée en Grèce, revient à Beyrouth sur les traces de son père, un militant nationaliste ayant fuit cette ville aux lendemains de la défaite de 1982 face à l’armée israélienne. Pas de place ici pour une nostalgie des vieilles batailles mais une nécessité, tracer un parcours singulier en apportant des fonds à d’autres palestiniens, dont Rami, échoué dans le camp de réfugiés de Chatila.
    Plus loin encore, dans l’Irak sous occupation américaine, Monsieur Prince, entrepreneur multicartes voit grand et compte vite l’argent. Pour préserver ses revenus exponentiels en en changeant la couleur, il se rend à Beyrouth.
   Tous se rencontreront, en le sachant ou non, par hasard le plus souvent, quand ils le désireront parfois. Mais il y aura du temps avant ces collisions, il y aura des ratages et des impasses, des éclipses et des fictions parce que les fantômes sont partout, parce que Beyrouth, la Babylone des révolutionnaires, n’est plus là que dans ses interstices. Et IB d’errer, de se perdre pour de vrai ou pour de faux, de « couvrir » Beyrouth en pensant à d’autres fantômes égarés dans l’espace et dans le temps, Alger - Bagdad - l’émeutier masqué de Berriane - les Zendj révoltés, il n’y a plus d’ordre.
   Bientôt, alors que tous enfin se seront rencontrés, il faudra déserter Beyrouth en fuyards, se choisir un autre exil dont le nom importe peu. Une inespérée ligne de fuite vers le Nord Ouest pour Nahla et Rami, vers l’Est et Bagdad, la Ville des villes pour IB, reporter indécis maintenant au bord de lui-même, sidéré devant l’ampleur du Tigre, dérivant l’arme à la main sur un mashood dans les eaux du Chott el Arab, le Golfe arabo-persique à portée de main. L’Eden atteint ?

Les acteurs

fethi ghares   diana sabri
wassim mohamed ajawi   ahmed hafez
john peake   sean gullette   amos poe
fayeh homaissi   kader affak   fadi abi samra
timos papadopoulos   lazaros theodorakopoulos
maria elisabeth kotini   nacéra saïdi   arezki tahar

Équipe technique

un film produit par yacine & tariq teguia
scénario tariq & yacine teguia
image nasser medjkane   hacène aït-kaci
son kader affak     kamel fergani
montage rodolphe molla
mixage myriam rené

Festivals

Festival international de Rome/CINEMA XXI   2013
Entrevues, Belfort/Compétition   2013
Festival international de Rotterdam/Spectrum   2014
FICUNAM, Mexico/Compétition   2014

Prix

Grand Prix Jeanine Bazin, Entrevues Belfort, 2013
Prix Scribe pour le Cinema, Paris, 2013
Prix Anno Uno, Festival international de cinéma de Trieste, 2014

Specifications

Algérie/France/Liban/Qatar     2013
format tournage : HD video
format de projection : DCP 2K flat couleur
durée : 2h14 minutes
ratio : 1.85

UN FILM PRODUIT PAR NEFFA FILMS & ZENDJ

coproduit par mirrors     le fresnoy     captures

Ce film a été produit avec le support financier
FDATIC ministère de la culture algérie
Fond pour le cinéma du val de marne france
DFI doha film institute qatar
Hubert bals Fund rotterdam pays-bas
CNAP image mouvement ministère de la culture france
AARC agence algérienne pour le rayonnement culturel algérie
SANAD abu dhabi

Presse

« Fin 2013, un film m’a mis en mouvement, Révolution Zendj, de Tariq Teguia. La tentative immense de mettre en mouvement l’homme dans la chaîne des évènements. Circulation des corps, des regards, des mots. Retracer les cartes. Nous qui désirons sans fin. Penser le politique aujourd’hui. Ce monde s’écroule. Seul le métal résiste au temps. Mesurer l’ampleur de la défaite. Rendre visible les visages. Nous sommes là, là je commence. Le pouvoir des exigences dansait entre les feux. Nous n’étions plus seuls. En route.»
David Yon, Lumières


« Un bon film n’est pas un traité : il s’exprime en images. Un bon film n’est pas un slogan : il n’impose pas un discours. Un bon film ne donne pas de solution : il réside dans les questions qu’évoquent ses métaphores. Chaque plan de Révolution Zendj est une esthétique (et donc une sensation) de surgissement, non une forme donnée ou imitée mais une naissance de la forme. Le résultat est fulgurant. C’est un jaillissement(...) On peut s’interroger souvent sur la signification de tel ou tel plan, mais leur poésie s’impose, au sens où elle est une ouverture des sens.»
Olivier Barlet, Africultures

« Révolution Zendj fait partie de ces rares films qui, par leur puissance, leur beauté, leur audace, font tomber la foudre sur les institutions qui les accueillent et les spectateurs qui les découvrent, attirant toutes les haines et toutes les admirations.»
Jacques Mandelbaum, Le Monde




« (...) l’oeuvre de Tariq Teguia nous lave des haines, des rages réactionnaires qui déferlent, bavent sur les pavés.»
Le Dernier coquelicot


« De par son ampleur narrative et thématique, (Révolution Zendj), parmi tous les films arabes puisant leur inspiration dans le printemps arabe, est de très loin le plus mature. Ce n’est pas rien.»
Jim Quilty, Daily Star